mercredi 5 novembre 2008

ZANZIBAR POUR L'ETERNITE: Homme mérité à un grand musicien

Source : Article de Roger Owona (Cameroon tribune)
François Bensignor, dec. 95
Zanzibar est décédé mais son œuvre reste graver dans la mémoire collective…


EPEME Théodore, plus connu sous le nom de "Zanzibar",est un artiste musicien camerounais dont la carrière a été lancée par le groupe "Les Têtes brulées" . Il est considéré comme l'un des piliers majeurs de la musique Bikutsi. A la fois chanteur, danseur et guitariste polyvalent plurirythmique dont le doigté était une fusion de toutes les tendances du Bikutsi. Zanzibar a débuté sa carrière dans les "Danys Boys" d'OKOLA qu'il va quitter par la suite pour rejoindre Mama Ohanja et le groupe "Confiance jazz" comme choriste, percussionniste et deuxième guitariste. Il va par la suite travailler avec "les Supers volcans de la capitale" et le groupe Ozima" de Ange Ebogo Emérant. Plus tard, il se fera remarquer par son génie créateur dans l’album qui porte le titre Okon ma Kon.


Le groupe « Les Têtes Brûlées » sera fondé sous la houlette de Jean Marie Ahanda. La rencontre de Zanzibar avec Atebass, bassiste expressif doublé d’un showman remarquable allume la flamme. L’imagination féconde de Jean Marie Ahanda, grâce à la conception d’un look d’enfer, met le feu aux poudres. …


Il fonde au début des années 1980, au Nigéria son groupe "le Zoubaki international" avec lequel il formera l'ossature du groupe "Les Têtes brulées" avec lequel il a composé l'un des classiques de la musique Bikutsi la chanson "Essingan".


Paru courant 86, « Essingan, précise Cameroon Tribune, reste et demeure un des principaux événements musicaux majeurs du milieu des années 80. Depuis lors, au Cameroun, un guitariste incapable d’interpréter ce désormais classique n’en est pas tout à fait un. Œuvre d’anthologie, ce titre est en réalité un véritable cours de musique »


Sa carrière nationale et internationale est lancée avec le concours Découverte RFI en 1987. Débarquant en France pour une série de concerts en 1988, la réalisatrice Claire Denis, qui a remarqué le groupe à Yaoundé, décide de partir en tournée avec les artistes. Elle en tire un film très attachant "Man No Run".Parallèlement, Jean Marie Teno réalise "Bikutsi water blue"

Dans un article qu’il publie dans le quotidien gouvernemental bilingue, Roger Owona se souvient : « Dans la nuit du 21 au 22 octobre 88, c’est-à-dire pratiquement quelques heures avant sa mort, l’alter-égo d’Atebass (Mvondo Ateba Albert) est présent à Eldorado Nkomo. Mieux, il s’y produit : le guitar-heroe tire de son instrument ce qu’il veut, pour le plus grand plaisir de ses nombreux inconditionnels. Dans ce temple laïc du bikutsi, le musicien distille et répand une formidable orgie de notes, de sonorités et d’harmonies. Chaudes, irrésistibles, celles-ci s’insinuent dans les aficionados, comme une bienfaisante… coulée de laves ; l’hystérie s’empare des gens. Les gens en redemandent. " Zanzi " joue alors son dernier solo.

La mort de Zanzibar touche d’autant plus que ce gaillard a un talent fou, fou. Doté d’un phrasé et d’un doigté à part, il vient comme donner un coup de médiator dans la fourmilière de l’inertie ambiante. Du coup, ça bouge, ça grince, ça délie, ça se délite…Jusqu’en 2008, ce bikutsi haut de gamme se démarque de tout ce qui se fait dans ce genre. Originalité, maîtrise de l’exécution, richesse de la composition, " expressivité " singulière de la guitare et de la basse, etc. Zanzibar et Atebass, les deux mousquetaires de " Chacal Bar " (Nkol Eton, à Yaoundé) étaient passés par là. Zanzibar explorait un mode et des lignes mélodiques, proprement insoupçonnés au bataillon des adeptes de la facilité. Mis sur orbite en 84 grâce à l’album… »


Jean-Marie Ahanda, instigateur de toute l'affaire, a de quoi se réjouir. Le groupe est, en effet, la matérialisation d'un de ses rêves d'artiste. Jeune peintre, mais aussi critique musical parmi les plus redoutés du Cameroun, trompettiste à ces heures et producteur de quelques chansons à succès, il est parvenu à réunir autour du fabuleux guitariste-chanteur-compositeur Théodore Épémé, alias Zanzibar, un combo de choc. Tout s'enclenche alors comme par magie. Un banquier met à leur disposition le matériel musical nécessaire. Le Chacal Bar les engage pour animer les soirées de fins de semaines. Débarquant en France pour une série de concerts en 1988, la réalisatrice Claire Denis, qui les a remarqué à Yaoundé, décide de partir avec eux en tournée. Elle en tire un film très attachant "Man No Run". Quand le groupe rentre au Cameroun, il a déjà enregistré la matière d'un album. Retournement de fortune, en 1989, Zanzibar, l'âme musicale du groupe perd brutalement la vie, dans d'obscures circonstances. Le deuil est lourd. Mais pourquoi mettre fin à une aventure musicale si prometteuse ? Jean-Marie veut tenir ses engagements. Le disque de la musique du film sort en France. C'est le son brut du groupe en scène, avec cette énergie heureuse et ce goût de la danse si communicatif. La sortie de l'album studio doit attendre 1990. La formation de concert s'enrichit d'un joueur de claviers. Ahanda lui-même s'investit beaucoup plus dans la musique du groupe qu'à ses débuts, où il se contentait de faire une animation cocasse, jonglant avec son éternel ballon de football.

Au cours des années suivantes, les Têtes Brûlées parcourent le monde étendant leur notoriété en Angleterre et surtout aux États Unis. Après un premier passage de trois concerts à San Francisco, Los Angeles, New York, ils sont programmés pour quarante concerts l'année suivante, soixante l'année d'après, où ils jouent aussi au Canada. "L'année de la coupe du monde de football, nous nous sommes limités à la Côte Ouest, afin de pouvoir assister aux matchs -- surtout de l'équipe du Cameroun", avoue Jean-Marie.

Le succès des Têtes Brûlées a donné des idées aux musiciens camerounais. La production du bikutsi moderne a connu une véritable explosion à Yaoundé. Les chanteurs se sont multipliés. Ce sont eux qui fournissent aujourd'hui l'ambiance dans quatre ou cinq bars où la jeunesse de Yaoundé vient "pédaler", nouveau terme donné à la danse bikutsi, qui décrit bien ses mouvements. "Vendredi et samedi sont les jours de grande affluence," dit Jean-Marie. "Les gens vont danser le bikutsi pour s'offrir un véritable moment de détente. Ils en ont besoin, après ces temps d'insécurité politique et de dévaluation. Le bikutsi est une danse un peu désordonnée, parfois brutale, parce que pleine de mouvements qui demandent de la place. Mais les bars sont tellement bondés certains soirs que les gens se sont mis à danser sur les tables et les chaises. Dès que la danse est finie, on se rassoit et tout redevient calme." Huit ans après leur entrée fracassante sur la scène camerounaise, les Têtes Brûlées y ont réduit leur activité. Travailler dans les conditions professionnelles qu'ils connaissent dans le Nord est quasiment impossible au pays et c'est leur grand regret. Avec leur nouvel album, "Be Happy", ils souhaitent se concentrer sur leur carrière internationale. Et c'est un groupe rénové, musclé avec deux nouveaux guitaristes et un nouveau batteur, qui défendra le nom des "Rois du bikutsi-rock" au cours de leur prochaine tournée. François Bensignor Discographie : 1988 : Les Têtes Brûlées (Bleu Caraïbe) 1991 : Bikutsi Rock (Dona Wana) 1995 : Be Happy (Dona Wana)
Quelques titres de Zanzibar avec les Têtes Brûlées.

Nadege (Théodore Epeme "Zanzibar")
Man elele(Théodore Epeme "Zanzibar")
Papa wom(Théodore Epeme "Zanzibar")
Meboya(Théodore Epeme "Zanzibar")
Ma musique a moi(Jean-Marie Ahanda)
Essingan(Théodore Epeme "Zanzibar")
Adzo assimba(Albert Mvondo Ateba)
Nous sommes les têtes brûlées(Théodore Epeme "Zanzibar")
Za ayi me yi(Théodore Epeme "Zanzibar")

Séverin ALEGA MBELE

vendredi 31 octobre 2008

MAJOIE AYI: L'UNE DES GRANDES ATTRACTIONS DE CETTE EDITION DU FESTIBIKUTSI

Jour-J moins 4.
Le grand jour approche au grand galop. Tout est fin prêt pour la grande fête. Les derniers détails au sujet de la prestation des artistes sont reglés depuis la semaine passée. Une réunion a mis autour de la table le promoteur du festi, Rebé Ayina et ces derniers. En attendant, Majoie Ayi s'est produit le vendredi 31 octobre 2008 à Yaoundé. Elle sera l'une des grosses pointures de la chanson bikutsi invitée au Camp AES Sonel d'Essos.

mercredi 1 octobre 2008

FACE A LA PRESSE


Jour-J moins 4.

René Ayina, promoteur du Festibikutsi et Président du comité d'organisation était face à la presse mercredi 08 octobre 2008 à 10 heures 30, au siège de l'association irondel à la cité verte. "Les préparatifs de la 10ème édition du festival vont bon train" a-t- il dit aux journalistes venus aux nouvelles. La femme ajoutera -t-il sera honorée à juste titre au cour de cette édition. Depuis plus d'une décennie, la femme contribue à la promotion de la culture Bantou aussi bien au Cameroun qu'à l'extérieur. Le Cameroun en général et la communauté Beti en particulier peut être fière de ses dignes ambassadrices. La reine K-tino ou encore ses jeunes disciples Lady Ponce, Majoie Ayi tiennent haut le flambeau du "Bikutsi". Normal qu'une soirée spéciale leur soie consacrée au Camp AES S onel d'Essos. Cette année également, de grandes innovations sont attendues. Pour la première fois, les artistes seront primés pour leur oeuvre au cours d'une soirée de distinction qui s'annonce grandiose et riche en couleur. Un accent particulier sera mis sur la formation, un volet essentiel de la promotion des valeurs culturelles Bantous. Le FESTI est un des grands évènements culturels du Cameroun. Suivant les contraintes du calendrier des activités au Cameroun, la date l'évènement est arrêtée. Cette année, c'est le mois de novembre qui est retenu.

mercredi 17 septembre 2008

FESTI 2007 EN IMAGE
















Le







La fête était belle et grandiose en 2007. Le décor (1) était digne de l'évènement. L'occasion était rehaussée par la présence du Ministre de la culture, Madame Matutu Muna (2) qui prononce son discours d'ouverture (3) La technique a assuré avec Kingue ici à l'oeuvre (4) Ama Tutu Muna félicite le promoteur René Ayina (6) Ama Tutu Muna coupant le ruban symbolique. Le public s'est bien amusé.

mardi 16 septembre 2008

VINCENT NGUINI, le patriarche bantou sera le parrain du festi 2008


A native of Cameroon (Central Africa), guitarist, composer, and arranger, Vincent Nguini was introduced to music by his grandfather through initiation into traditional drumming (ceremonial and drum communication). While in high school he gave up the drums and diligently began playing guitar up to eight hours a day.

In 1969 Vincent started playing standard jazz and pop music (The Beatles, Jimmy Hendrix, Deep Purple, The Who, Crosby Stills & Nash, Frank Zappa, etc.) in clubs and hotels.

By 1973 Vincent was ready to move to West Africa where he continued to play as a banc leader in Nigeria, Ghana, and the Ivory Coast. It was West Africa where in became very familiar with High Life Music.

Five years later Vincent moved to Paris and arranged music for various African artists. He joined Manu D'Bango's band as lead guitarist and also recorded with Henry Salvador, Slim Pezin, and Dikoto of Ossi Bissa.

In 1987 he moved to America and began playing with Paul Simon as one of the lead guitar players. Since then he has also recorded with Jimmy Buffet, The Neville Brothers, Chris Botti, Michael Brecker, Stanley Clark, Thelma Houston, CeCe Peniston, Etta James (Sisters of Glory), Anton Fig, Jonathan Butler, Hugh Masekela, Peterzaremba, Jeff Muller, Ruben Blade, Marc Anthony, Ethnita Hernandez, Annie Lenox, Peter Towson of the WHO etc...

In the last ten years, Vincent has written and produced five of his own albums; Symphony Bantu, Mezik Me Mvamba, Sunshine Day, the Traveler, and Douma.
reviews
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TU ES UNE ICONE
author: obammax2003
Vincent, j' ai toujours aimé ta musique je ne sais comment faire pour acheter cet album à Dla un seul mot : continue de nous nourir musicalement . Ton petit frere . Maxime OBAM MBA


author: Hubert.Amugu


Bonsoir Vincent,be titre bese bene Mbeng c'est indiscutable*et c'est clair! ns avons la guitare dans le sang,elle est dans notre arbre genealogique* je suis tres fier de toi grand frere*5 etoiles ne suffisent pas!l'album vaut plus que ca!il faut l'eparpiller partout ici en Allemagne! za bo Tournee** c'est un Super' Album** mes felicitations* et bon courage Vincent* ton frere Hubert.Amugu

GREAT ALBUM
author: Pierre A. ATANGANA

J'attribue cinq étoiles parce qu' en général j'apprécie tout ce que tu fais, musicalement parlant. J'ai vraiment adoré Kaele, il faut vraiment avoir le feeling pour le découvrir. Mais j'ai un problème:comment trouver tes albums à Yaoundé ou à Douala ? Je viens juste de découvrir Douma en faisant des recherches sur le net. Merci de garder ton style particulier.

Amazing CD! Vincent Nguini has created another enjoyable treat!
author: Mike Naylor
Perfect road trip CD...or
sit back, grab a beer and watch the sunset while listening to these 11 stand out tracks.

LOVELY ALBUM
author: TRESOR YOASSI

I gave four stars because I'm still enjoying the listening of the album. I'm glad to know that Vincent has offer the public something new to "eat". I met Vincent during an air Show in Cameroon in 1998 i believe while working at FM 94 in Yaounde for LES MUSIQUES que J'AIME with Late Jo Mbende. Awesome experience to be close of this giant. I like track 2 with the lady voice and the use of Vincent'guitar. Kongossa reminds me of people gossiping at home and around, people always do right..Evou, hmmmm Vincent O ne Evou nga?? :)) superbe album Vincent, du courage.
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Lady Ponce, une tigresse en devenir


Des rumeurs folles de la cité balnéaire de Kribi la donnaient morte il y a quelques semaines. Lady Ponce est plus vivante que jamais. La preuve son tout dernier opus baptisé confession sorti au mois de juin 2008 fait un carton dans tout le Cameroun.
La chanteuse qualifie ce 2ème album de œuvre autobiographique. Elle y fait sa confession.

« Cet Album est une partie de moi même que j’ai voulu partager avec les mélomanes » déclare Adèle Rufine Ngono alias Lady Ponce qui a été sacrée artiste féminine de l’année 2007 dans la plupart des cérémonies de récompenses musicales avec son premier album « le ventre ».

Un an après, elle récidive avec « Confessions » dont le titre phare « Trahison » est déjà sur toutes les lèvres. La promotion de cette galette de 12 titres ayant débuté depuis le mois d’Avril dernier même si l’album n’est sorti qu’en juin.

« Trahison » raconte l’histoire d’une jeune femme mariée qui décide de quitter son foyer pour prendre sa vie en main. Le refrain « Maman j’ai décidé de reprendre ma vie en main parce qu’on ne vit pas deux fois. Je vais piquer…je vais couper…je vais décaler » est illustratif de la décision de la jeune femme. Est-ce une continuité par rapport au premier album ? Oui et Non pourrait on dire ! Oui, car le succès qu’à connu la jeune femme avec cet album l’a tout naturellement tourné vers les plus grands.

C’est ainsi que Tout commence par la production, JPS s’en est chargé en lieu et place de Joseph Angoula Angoula pour le premier mais là peut s’arrêter la rupture car excepté deux ou trois titres, tous les autres sont restés dans le même rythme : le Bikutsi. Ce bikutsi cool qui la caractérise dans lequel elle pose son incomparable voix rocailleuse, suave et sensuelle.

Les thèmes sont tout comme dans le premier album ont un lien avec l’amour, les sentiments, le bas ventre diraient certains ! Seuls les titres « Afrika », « Masingui » et « la dot « sortent de ce rythme pour se balader entre le RnB, le zouk et le slow.
La continuité se vérifie aussi au niveau de ceux qui ont participé à l’album comme l’arrangeur Christian Nguni à qui l’artiste a renouvelé sa confiance ainsi qu’à la basse où Patou Bass officie.

Les studios Makassi de Sam Fan Thomas ont servi de prise de son. La pochette du CD qui coûte 2000 FCFA présente une lady Ponce belle, qui a pris un peut de rondeur mais dont le look ne change pas. Parée de bijoux africains, elle est coiffée de longs rastas qui lui tombent aux reins sur lesquelles sont fixées des perles en bois et est vêtue d’un pantalon jean qui laisse entrevoir un peu de chair sur la chute de rein, souriante avec lentilles bleues dont elle ne se sépare plus. Le fond bleu du papier rappelle la clarté et la joie de vivre. IL y est inscrit le nom de l’artiste et le titre en caractère majuscule barre la pochette en deux : Confession. Comme elle le dit elle-même le premier album lui aura permis de se bâtir une notoriété et elle espère que celui - ci aura plus de retombées financière. Lady Ponce émet néanmoins des réserves car dit-elle « l’album est déjà piratée alors qu’il n’a même pas deux semaines de vie ». Dommage

S’il ya bien une chose que l’on peut regretter dans cette album, c’est la longue liste des noms égrenée au fil des chansons. De JPS à Achille Emana en passant pas Chantal Biya la première dame ou encore serges Tamba, Cyrille Bojiko et Tchop Tchop, tous animateurs, l’artiste ne manque pas une seule occasion pour rendre hommage à ceux qui la soutiennent. Sauf qu’à la longue cela devient agaçant. L’un des reproches que l’on pourrait aussi faire est cette désagréable impression de changement brusque de cadence du titre phare en trois phases différentes ! Le danseur a donc l’impression d devoir s’arrêter un moment pour reprendre.

Au côté de K-tino, Majoi Ayi, Rantamplan, Lady Ponce sera l’une des grandes attractions de cette 10ème édition du festival international des musiques bantous. La mère de « moan yesus » montera sur le podium au Camp AES Sonel d’Essos le vendredi 14 novembre pour animer une soirée féminine qui s’annonce explosive.